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COVID-19

IMPACT

· IMPACT COVID19

IMPACT COVID-19 SUR LE MARCHE DES PRODUITS GRANDE CONSOMMATION

La fréquentation des drives est toujours aussi forte, du 16 au 22 mars les ventes ont progressé de +74% en Drive et +90% pour la LAD. Quand est il de l'impact de cette progression des ventes sur l'offre en Drive ?

Décryptage dans notre étude hebdomadaire et focus sur la semaine dernière (du 21 au 28 mars).

Sources DataSolutions-RetailExplorer, circuit DRIVE / Produits en vente sur site / Produits signalés indisponibles sur site / Produits déréférencés depuis moins de 10 jours / Période 28/02/2020 - 21/03/2020 et Nielsen S122020.

Rupture de l'offre : Les catégories de première nécessité circuit Drive

28/02 - 28/03

Après 11 jours de confinement, la situation dans certains rayons commence à s’améliorer, avec des baisses de taux de rupture de près de 5 pts.

Les catégories dites sensibles, comme les pâtes (38%), le riz (33%), les gels anti-bactériens (36%) passent enfin sous la barre de 40%, ce qui reste encore très élevé. La farine à 48% de taux de rupture continue à progresser, les nettoyants ménager (49%) et le savon (40%) ne bougent pas. En observant les grandes catégories, toutes enregistrent une baisse de leur taux de rupture, même si celui ci reste très élevé : Epicerie Salée (19%) -3,6 pts, Epicerie Sucrée (19%) -0,6 pts, Hygiène (15%) -2,6 pts.

Coté assortiment un léger mieux, puisque les grands rayons, non seulement ont cessé la baisse de l’offre, et pour certain, retrouvent même un peu plus de produits que la semaine dernière.

Il faut isoler certaines familles, qui ont continué à perdre des références comme la Farine -12%, la Panification -3,6%, les savons -5,4%.

Un très gros pic de ruptures a été enregistré le 17/03, et même si le taux baisse, il se stabilise à un niveau élevé. Très peu de changements sont à noter malgré le fait que les drives se sont organisés. Leur taux de fréquentation restant très important, il parait clair que l'offre ne parvient pas à suivre la demande. Les drives vivent des niveaux de rotations pour lesquels ils n’étaient pas préparés.

Cela supposera de repenser le mode de fonctionnement dans l’avenir, à la fois côté supply-chain, mais aussi coté assortiment.

Rupture à date par départements

Nous observons enfin une baisse des taux de rupture par département, mais la région Rhône-Alpes reste fortement touchée avec quasiment tous ses département au-dessus de 30%.

Au 28 mars, la région Rhône-Alpes (32%) et Languedoc-Rousillon (30%) sont les plus touchées par les ruptures suivies de l'Ile-de-France, l'Auvergne, la Bourgogne et les Midi-Pyrénées qui enregistrent communément 27% de rupture.

Bien entendu, avec un taux de rupture entre 16% et 32% tous les départements sont a un niveau de rupture nettement supérieur à la normale, qui est d’environ 7%.

Rapport entre rupture et évolution assortiment

A l'exception des farines, tous les rayons voient leur taux de rupture baisser et retrouvent un peu plus d’offre.

Le rayon farines reste atypique, avec une rupture qui progresse (+4pts en une semaine) et une baisse du nombre de références présentent en drive (-12%).

Taux de rupture : Classement et progression des enseignes Drive

Coté enseignes le bilan est à l’amélioration également. 4 enseignes restent malgré tout au-dessus de 30%, ce qui doit certainement être mis en regard des taux de fréquentation.

Ce canal de distribution (Drive et LAD) est très fortement sollicité ce qui explique une grande partie des problèmes actuels.

Quasiment toutes les enseignes enregistrent un taux de rupture en baisse et une remontée de leur nombre de références. Seules Leclerc et Monoprix continuent à rationaliser leur assortiment.

Par rapport à la semaine dernière, une amélioration sur l'approvisionnement des points de vente est marquée, malgré une demande toujours très élevée.

Cette crise, montre que le modèle actuel du Drive et de la LAD n’est pas dimensionné pour faire face a une demande aussi importante (plus que doublée en un mois).

La seule façon de baisser la tension sur l'offre produit, a été de réguler la disponibilité des créneaux de mise à disposition des commandes. La file d'attente en ligne !

L'e-commerce alimentaire devra tirer des enseignements de cette crise, pour mieux satisfaire les consommateurs, mieux les servir. Ils seront de plus en plus nombreux à adopter cette façon de faire les courses. Les assortiments, les modes d’approvisionnement et de livraison devront changer pour faire de ce circuit quelque chose de rentable et d’avenir.

Le contexte actuel, nous donne l’opportunité, d’avoir une idée de plus en plus précise de ce que nous devons retrouver dans nos Drives, du fonctionnement supply et commercial que les Drives doivent adopter.

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